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C'est en Angleterre, sous le règne d'ELISABETH I, que l'ouvrage le "Toxophilus", écrit par ROGER ASCHAM sur l'archerie, contribuera au développement de l'archerie dans le cadre sportif dans l'île.
Le 14 octobre 1066 ce fut à la bataille d'Hastings, menée par Guillaume le Conquérant sur Harold II, que les Saxons apprirent les effets meurtriers de l'arc, non plus de l'arc court et massif tel qu'ils le taillaient, mais du long-bow. A la première salve des archers les flèches lancées par les troupes normandes créèrent la panique parmi les insulaires. Au moyen âge un certain Robert Hood, Comte de Huntingdon (né en 1160 à Lockley dans le Comté de Nottingham, mort le 24/12/1247 à l'abbaye de Kirkless dans le Comté d'York), trahi par son alliée Elizabeth de Stainton, prieure de "Kyrkesley" ainsi mis hors la loi par le Roi, nom déformé en Robin Wood ou Hood qui deviendra Robin des Bois, nom utilisé par le cinéma qui symbolisera la justice des pauvres à l'aide de son redoutable art de l'utilisation de son arc. Robin tira une dernière flèche pour marquer l'emplacement de sa tombe. On peut aujourd'hui, voir les restes d'un couvent cistercien ainsi qu'une tombe qui serait celle de Robin des bois à 4 miles au Nord-Est de Huddersfield.
Autrefois, la grande forêt de Sherwood
s'étendait sur une superficie de plus de 300 km2 des deux
côtes de la grande voûte de Nord. Sherwood n'était
pas une forêt, appelée alors Sire-Vode en langage Saxon,
très dense (signifiait une réserve de chasses royales),
il y avait de grandes landes de bruyère et d'herbes dont se
nourrissaient les hardes de sangliers. Il y avait aussi quelques
villages et un peu de cultures dans la forêt dont dans une partie
de celle-ci existe encore, et l'on peut voir un grand chêne de
1000 ans avec un tronc de 30 pieds, qui servait de quartier
général à Robin des Bois. Tout homme qui voulait
rentrer dans la bande de Robin des Bois devait prouver sa valeur au
combat et le seul homme qui, dit-on, vainquit Robin des Bois fut Jean
le Petit qui, croisant Robin des Bois sur un pont, le bâtit pour
avoir le droit de traverser. Jean le Petit ou "Petit Jean" se retira,
dit-on, à Hopedale dans le Comté de Derby dans un cottage
où il finit sa vie. Il fut enterré près
d'Hatersage dans le Peak Districk du Comté de Derby, sa tombe est
marquée de deux petites pierres. Dans l'année 1728, on
ouvrit la tombe et on trouva des os d'une très grande taille. Au
musée Cannon Hall, à Bamsley, un arc ancien, très
grand aurait, dit-on, appartenu à "Petit Jean". Richard 1er Cœur de Lion
(1157-1199) fit lors de la 3ème croisade (1190) des prouesses
avec les Archers, il prend Chypre et s'empare de Saint Jean d'Acre
(1191). On le vit un jour à Jaffa (partie de Tel-Aviv-Jaffa
Israël) avec une dizaine de cavaliers combattre 15 000 cavaliers
musulmans. Le Roi fut en un instant couvert de flèches, qui par
un miracle inouï ne lui firent aucun mal, il put regagner son camp
sain et sauf "semblable à une pelote couverte d'aiguilles" dira
le chroniqueur. Un écrivain du XII ème siècle, Giraldus Cambrensis, dit Gérald de Bary, raconte aux habitants de Welshmen du Pays de Galles, que les archers avec leurs flèches transperçaient des portes en chênes, de quatre doigts d'épaisseur. Il cite aussi qu'un cavalier avait été cloué sur la selle de son cheval par des flèches gauloises qui lui avaient percé le flanc, chacune d'elles sortait par la hanche opposée. Au Pays de Galles, les archers Gallois semaient l'effroi dans des batailles rangées, en écrasant sous un déluge de flèches l'ennemi. Imaginez 3000 archers en ligne, à 300 mètres, face à l'ennemi et qui propulsent des flèches au-dessus de celui-ci, à une cadence de 6 et 10 flèches par minutes, que de dégâts et de panique au sol. L’arc Anglais du XIVème
siècle était comparativement à l’arc Normand
plus courbe, plus maniable, plus flexible, et permettait de
décocher un plus grand nombre de flèches dans un
même temps.. Par contre, l’arc français devait avoir
un tir plus juste et on peut comparer, actuellement, ces deux armes de
jet, l’une au fusil à répétition,
l’autre au fusil à lunette. Le 26 août 1346 la bataille de Crécy-en-Ponthieu, en 1356 la bataille de Poitiers et le 25 octobre 1415 la bataille d'Azincourt furent pour les Anglais de grandes batailles qui furent gagnées grâce aux archers à l'aide du longbow. En 1602, Carew dans son ouvrage "Surrey of Cornwall" Histoire de Cornouailles, vante l'adresse des archers dans sa province, qui se servaient de flèches d'une aune (mesure valant environ 1,20m) de long, portant à 24 fois 20 pas de distance. Robert Arundell est relaté de ces exploits, "il tirait de la main gauche, voire même derrière sa tête". On note l'utilisation de flèches incendiaires qui faisaient d'énormes dégâts. Henry VIII dans une ordonnance "acte 33° de son règne " enjoint aux jeunes qui atteignent l'âge de 25 ans et qui exercent à tirer à l'arc, de ne faire des tirs qu'en se plaçant au moins à une distance de 220 yards (mesure anglo-saxonne de longueur de 0,914m ), les archers d'aujourd'hui ne dépassent pas rarement les 80 à 100 yards. De 1618-1648 pendant ces années de guerres, l'arc devient une arme du passé, en raison de l'introduction de nouveaux équipements de tir. La femme de Charles II, la Reine Catherine de Portugal, favorisait la société d'archers de Londres de tout son crédit. Ainsi, pour témoigner leur reconnaissance, les archers lui offrirent en 1676, une coupe en argent portant l'inscription " Les archers de la Reine Catherine". Vers 1676, la Royal Company of Archers siège à Edimbourg (Garde Ecossaise). En 1687, fondation de The Edinburgh Ladie Archery Club. En 1781, création de la Toxoplilite Society par Sir Ashton. En 1795-96, M. Strutt raconte que lors d'un meeting près de Belfort-Square, l'ambassadeur turc à Londres prit part au tir. Celui-ci décocha ses flèches à une distance qui était le double de la longueur de l'air de tir au hasard (dont une des flèches était à 480 yards). L'arc (en cornes, les projectiles ont la forme de des carreaux d'arbalète, avec une tête ronde en bois) de l'ambassadeur turc a été conservé dans le musée de la Toxoplilite Society En 1847, ajout du titre Royal Toxoplilite Society qui existe encore aujourd'hui. En 1785, création du Royal Kentish Bowmen qui, en 1789, fut patronné par George Prince de Galle. En 1787, fondation de la Royal British Bowmen qui fut la première société à admettre les femmes. En 1790, fondation de la Society of John o' Gaunt's Bowmen et de l'Union Society actuellement disparue, spécialisées aux tirs longues distances (182 mètres). Le tir aux buttes est pratiqué en Ecosse, en Angleterre et en France. Ces tirs s'effectuent sur des cibles mobiles permettant d'allonger ou de raccourcir les distances. En 1847, ajout du titre Royal Toxoplilite Society qui existe encore aujourd’hui. Cibles à
longues distances : |